L'ABROGATION DU CONTRAT NOUVELLE EMBAUCHE S'INSCRIT-ELLE DANS LE CADRE DE LA RUPTURE VOULUE PAR NICOLAS SARKOZY?
Le Parlement s’apprête à examiner un projet de loi tendant à abroger le Contrat Nouvelle Embauche.
On peut s’interroger sur l’opportunité et l’efficacité de cette mesure (qui avait pourtant créé huit cent mille emplois depuis sa mise en application) ; toujours est-il que, même s’il n’allait pas aussi loin qu’on aurait pu le souhaiter, le C.N.E. avait eu au moins le mérite d’inquiéter et atteindre les groupes de pression syndicalo-gauchistes en soulevant leur violente opposition.
La majorité issue des urnes au printemps dernier fait preuve de beaucoup plus d’empressement lorsqu’il s’agit de démolir ce que ses propres amis ont fait (y compris, et surtout, quand ce sont de rares et timides avancées), plutôt que de s’attaquer une fois pour toutes aux tabous démago-idéologiques tels que les charges sociales des PME, l’ISF ou les 35 heures, par exemple, qui sont pourtant régulièrement dénoncés et stigmatisés dans des discours verbeux et stériles.
Nicolas SARKOZY a toujours dit qu’il serait un Président de rupture.
Rupture par rapport à qui ? Rupture par rapport à quoi ?