LIBERER LES ENERGIES PAR UNE BAISSE DES PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES
LIBERER LES ENERGIE PAR UNE BAISSE DES PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES
Une fois n’est pas coutume, je vais cette fois-ci abonder dans le sens des économistes et politiques libéraux que je pourfends ordinairement lorsqu’il s’agit d’actionnariat universel,de suppression des frontières et de délocalisations.
Car il est bien évident que ces délocalisations qui déstructurent tout notre tissu économique et social ne se dérouleraient pas sans un une multitude de contraintes juridiques parfois absurdes (les 35 heures) et surtout sans un montant exorbitant de prélèvements obligatoire lié à l’excessif champs d’application de l’ « Etat-Providence » caractérisé notamment par une « sphère publique » tentaculaire génératrice d’irresponsabilité et, disons-le, d’assistanat public.
Concernant l’activité étatique, j’ai déjà eu l’occasion d’exprimer mes deux principales propositions : décentralisation voire privatisation maximale des activités non régaliennes (entraînant gestion « de terrain » et suppression des doublons fonctionnels) et établissement d’un régime indemnitaire (tant pis pour les agents de BERCY et des Affaires Etrangères) exclusivement au mérite (encourageant l’implication des fonctionnaires et facilitant la mobilité inter-ministérielle en fonction des besoins). Je ne parlerais pas ici des collectivités territoriales qui au moins présentent une obligation d’équilibre budgétaire qui les responsabilise davantage.
Mais il y aussi la Sécurité Sociale, dont les charges pénalisent extrêmement nos entreprises et partant notre activité économique-sans parler des salariés qui voient ainsi leur pouvoir d’achat amputé- et, sans même remettre en cause la plupart de ses dépenses (notez que je suis favorable à une augmentation des allocations familiales pour les mères choisissant d’élever leur enfant à domicile) : il importe de les contrôler et les moraliser (en termes d’assurance maladie notamment) et, surtout, de remédier à leur origine même. En effet, le montant excessif des charges salariales constitue une aberration dès lors (et c’est le cas en France) qu’elles dissuadent les entreprises d’embaucher (contribuant à l’alimentation des recettes) et entretiennent le chômage et l’assistanat (contribuant à l’alimentation des dépenses).
Je fais mienne cette formule de bon sens « mieux vaut l’artisanat que l’assistanat » il va de soi qu’un maillage du territoire par des petits commerces, professions indépendantes et autres PME entretiendrait un « cercle vertueux » alimentant les recettes publiques et…diminuant les dépenses d’assistanat.
En effet, les personnes ayant perdu et/ou ne pouvant retrouver d’emploi n’ayant d’ailleurs souvent pas les moyens de se loger dans les agglomérations pourvoyeuses d’emplois et constituent, ne serait-ce que par le versement du Revenu Minimum d’Insertion effectué par les collectivités locales (sans parler des allocations-chômage ou de pré-retraite versées par la Sécurité Sociale) autant de dépenses à prélever sur les chiffres d’affaires des entreprises localisées. Ajoutons à cela les dépenses relatives à l’ immigration d’assistanat puisque, à travers le regroupement familial, la France accueille la « misère du monde » dont ne veulent ni les pays d’origine ni les autres pays européen (la suppression des frontières internes à l’union européennes facilitant ainsi leur arrivée dans notre pays).
Entendons-nous bien, l’ « immigration choisie » chère à notre actuel président de la République, forme de « traite des bras et des cerveaux » n’est pas une bonne formule non plus car elle empêche le développement des pays d’origine (entretenant indirectement l’immigration d’assistanat) en pénalisant les petites professions indépendantes françaises…exactement comme la scandaleuse directive Bolkenstein (que le TCE rejeté en mai 2005 comme le traité de Lisbonne encouragent indirectement) défavorise nos professions indépendantes françaises au profit d’une nouvelle « concurrence déloyale » sur notre propre territoire.
Car à mon sens, la véritable concurrence, forme de jeu à intérêts convergents, est nécessairement « loyale » ce qui implique qu’elle ne saurait s’appliquer qu’à des acteurs économiques présentant les mêmes règles en termes de réglementation et de coût du travail…elle exclue donc l’idée d’une mise en concurrence avec des ressortissants bénéficiant de conditions plus favorables.. il n’empêche que le travail et plus généralement l’activité économique ne sont pas suffisamment encouragés dans notre pays, constituant un problème structurel qu’il est urgent de résoudre par l’abrogation des dispositifs juridiques anormalement contraignants (les 35 heures) et une véritable baisse des prélèvements obligatoires au profit de l’Etat et de la Sécurité Sociale car « trop d’impôt tue l’impôt ».
Les premiers mois de la Présidence Sarkozy me semblent plutôt positifs à ce niveau mais, n’en déplaise à ceux qui se croient des libéraux orthodoxes, la mondialisation et la construction européenne constituent un triple blocage :
-la Commission de Bruxelles se permet illégitimement et inopportunément d’empêcher la nécessaire baisse de la TVA dans la restauration
-la construction européenne sous sa forme actuelle empêche l’avènement d’une véritable TVA sociale qui empêche les pouvoirs publics français de baisser les charges sociales des PME au moyen de prélèvements sur les produits d’importation
-la mondialisation et le système actuel d’actionnariat pénalise également l’activité économique en encourageant les multinationales au rendement immédiat au profit de l’actionnariat et au détriment de l’investissement et des emplois
D’autre part, l’euro contribue à une flambée des coûts de la vie qui rend difficile une baisse des salaires nets et c’est pourquoi l’absurdité que constitue la politique de l’euro fort mené par la BCE mérite d’être réformée en même temps que la nécessaire baisse des prélèvements obligatoires en France.
Nicolas Sarkozy qui a su éclipser la question de l’européo-mondialisation lors de sa campagne présidentielle pour unir les électorats correspondant à la France du travail (classes moyennes et professions indépendantes) et le monde de l’usure et de la finance (correspondant au CAC 40 et à la « jet-society ») autour d’un objectif de nécessaire encouragement à l’initiative et à la responsabilité, serait bien inspiré de s’attacher aussi à ces derniers points…
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