UNE VISION POLITIQUE DU DEVELOPPEMEMENT DURABLE
Thème " à la mode", le développement durable en a revêtu une acception complexe et abstraite que lui confère un caractère idéologique déconnecté des réalités .
Il s'agit pourtant en soi d'une notion assez saine basée sur une vision harrmonieuse du développement économique et humaine.
Economie et social, économie et environnement, social et environnement, environnement et culture, tout cela est complémentaire et non antinomique dans le cadre d'un développement durable bien compris.
Tandis que certaines entreprises bâties jadis sur un modèle traditionnel (détention des capitaux par l'entrepreneur, fort enracinement local, effet de dynamisation de la région concernée, plus fort respect de l'environnement) se muaient en multinanitionales aux capitaux anonymes sans autre projet que l'enrichissement à court terme des actionnaires, au détriment de l'activité elle-même, les activités traditionnelles (polyculture, élevages, artisanat, petit commerce, certaines industries) péréclitaient, contribuant à la désertification des régions concernées. Ces régions, regroupées sous le sobriquet géographique révélateur de "diagonale du vide" se transformaient alors en friches ou en terrains d'expérimentation des utopistes écolo ou autres gauchistes (l'introduction d'ours slovènes obéit finalement à la même logique que les "rave-parties").
Une saine "revitalisation" par l'encouragement aux entreprises traditionnelles contribuerait donc au développement économique des territoires concernés...sans que cela ne gêne outre-mesure l'environnement ( ni le social.
Car il est plus difficile d'être exclu du marché du travail dans ces conditions..tandis que le tissu social s'enrichirait de cette stabilité retrouvée...
Au niveau social justement, la logique d'assistanat anonyme qui prévaut aujourd'hui n'est pas saine car elle entretient une dépense publique inutile tout en maintenant les personnes dans l'exclusion, par nature antisociale.
Il convient dès lors de réhabiliter des démarches personalisés constructives "de visageà visage" visant à "ré-" insérer une personne dans son environnement familial, culturel ou géographique.
Par exemple, la logique de guichet et d'assistanat qui prévaut dans la gestion des RMIstes (sauf dans certains départements...) ne peut être considérée comme une politique sociale efficiente dans la mesure où l'argent public dépensé ne sert qu'à préserver la personne dans une situation d'exclusion de fait. Un revenu minimum de travail avec une démarche d'accompagnement personnalisé dans la recherche d'un emploi stable, conduisant à faire porter les charges du nouvel employé sur la collectivité plutôt que sur l'entreprise serait bien plus utile socialement et économiquement. Sans compter que la personne aurait ainsi la possibilité de rester dans son environnement familial traditionnel qu'il convient aussi de préserver dans la mesure du possible... Le social passe par le "lien social", ce que l'anonymat citadin exclut souvent.
La désertification et l'urbanisation incontrôlée comportent bien des effets néfastes car elles poussent des populations déracinées à s'entasser dans des agglomérations surpeuplées dans des conditions nécessairement imparfaites (environnement urbain et pollution, exiguïté des locaux d'habitation, caractère anonyme de l'habitat voire, dans les quartiers aux loyers "abordables", insécurité latente).
Une économie d'emplois stables parce que ne délocalisant pas par nature et une société de personnes stables parce que non "interchageables. Cette complémentarité entre l'économique et le social se retrouve aussi entre l'"économico-social" et l'environnemental.
En effet, une saine conception de l'écologie en termes d'aménagement du territoire ne correspond pas à la logique de Natura 2000 mais à un répartition harmonieuse des activités humaines associant respect de l'environnement et développement économique et sociale.
Mieux vaut la transhumance traditionnelle (celle que décrit Alphonse Daudet) que le loup ou l'ours, espèces dangereuses dont la réintroduction est prématurée tant que les troupeaux correspondant à une activité traditionnelle ne sont pas reconstitués.
L'activité agricole traditionelle respecte à sa façon l'environnement: le bocage, dont l'utilité écologique n'est plus contesté aujourd'hui permet de caractériser une polyculture traditionnelle correspondant davantage à une logique de "dévelopement durable" que l'agriculture productiviste et mondialisée qui, à un niveau extrême dans un contexte mondialisé, aboutit à la destruction des emplois agricoles eux-mêmes par le jeu du dumping d'autres pays producteurs aux moindres coûts.Par effet de chaîne, cette disparition des emplois agricoles entraîne également celle des emplois secondaires et tertiaires et c'est finalement cela qui rompt l'équilibre écologique traditionnel.
Cela sous-tend bien sûr que les activités humaines, même traditionnelles, soient encadrées par les collectivités publiques dans le cadre de leurs attributions environnementales mais, en vertu du principe de subsidiarité, il importe de responsabliser les acteurs locaux, nécessairement meilleurs connaisseurs du terrain, plutôt qu'en faire des agents exécutants de directives ou réglements bruxellois arbitraires et idéologiques.
Plutôt que de persécuter les chasseurs et agriculteurs par respect inconditionnel de ces derniers,la collectivité nationale se doit en revanche d'intervenir contre les véritables menaces à l'environnement que sont l'agriculture productiviste, les "bâteaux-poubelles", les "raves-parties" ou le tourisme incontrôlé.
En revanche, le "tourisme vert" et le tourisme culturel peuvent tout à fait être encouragés car ils s'inscrivent bien dans le cadre du développement durable bien compris.Cela implique un respect des cultures traditionnelles revalorisation du patrimoine et de l'histoire, que l'exemple du Puy du Fou traduit magnifiquement. Il en découle une fierté et un attachement à l'identité constructif dans notre monde souffrant de la perte de repères, qui ne peut en aucun cas être considéré comme une marque d'ethnocentrisme ou de xénophobie car car cela peut être l'occasion (spectacles "sons et lumières) de les faire apprécier par un public et cela contribue à l'éducation (artistique et intellectuelle) de tous à la beauté d'un monde diversifié et authentique.La culture et la revalorisation du patrimoine peuvent et doivent servir de socle au développement durable, modèle aisément transposable par ailleurs aux pays du Tiers-Monde...
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