euro et PME
Concernant les PME-PMI, il faut bien constater que le système actuel ne fonctionne pas. De tout temps, les nations, quelles qu’elles soient, ont toujours maîtrisé la parité de leur monnaie. Cela a changé avec la mise en place de l’euro.
L’euro fort vient essentiellement de la politique de la Banque Centrale Européenne, dont la seule mission est uniquement technique : la lutte contre l’inflation, sans s’occuper de la croissance.Au contraire, la Fed a une mission beaucoup plus étendue : non seulement elle veille sur l’inflation, mais en plus elle a pour souci d’assurer la croissance aux Etats-Unis. C’est ainsi qu’elle a relancé l’économie nord-américaine par une politique de dollar faible.
Nos entreprises françaises, en plus des charges spécifiques qui pèsent sur elles, ont des difficultés intra-communautaires à cause des parités fixes entre les monnaies des différents pays. Ceux-ci ont des disparités telles que la monnaie unique est pour certains d’entre eux un carcan.
L’Allemagne s'en tire bien malgré l'euro grâce à ses spécificités sur lesquelles nos dirigeants français pourraient prendre modèle : spécialisation dans les biens d'équipement, niveau d'apprentissage élevé, absence des 35 h, âge tardif de départ à la retraite, fiscalité attractive, réputation fondée sur la qualité de ses produits.
Encore qu’on puisse tempérer cette réputation : les entreprises allemandes n’hésitent pas à venir embaucher à Metz des ingénieurs français à leur sortie d’école, appréciant la formation française de nos écoles d’ingénieurs.D’autre part l’Allemagne est habituée depuis 1945 à vivre avec une monnaie forte. Depuis son unification, la France a d'ailleurs accepté de l'accompagner dans cette course à la monnaie forte, avec toutes les conséquences dramatiques pour notre économie que nous connaissons. L'euro n'est qu'un aboutissement de ce processus.
D’autres pays tirent leur épingle du jeu grâce aux subventions qu’ils reçoivent de l’Union européenne.
L’euro fort permet d’importer en France des marchandises à bas prix, (matières premières, textiles chinois, etc.), donnant l’illusion d’un accroissement de pouvoir d’achat. En fait il s’agit d’un leurre car nous créons moins de richesse, et au final nous nous appauvrissons.
Des pays européens ont gardé la maîtrise de leur monnaie et s’en portent très bien, comme la Grande-Bretagne, la Suède et le Danemark, sans parler de la Norvège et de la Suisse qui échappent totalement à la technocratie européiste.
La première communauté économique du monde, l’AELE, fonctionne avec plusieurs monnaies différentes.
Aussi, sans sortir brutalement de l’euro, ce qui serait techniquement impossible, une solution serait, à terme, de mettre en place ce que les souverainistes préconisent depuis longtemps : une monnaie commune (et non unique), avec des parités variables. Dans un premier temps, le statut de la BCE devrait être changé pour permettre une relance de nos exportations.