LA FRANCE EN FAILLITE
A l’heure où la dette publique avoisine les 1100 milliards d’euros hors engagements concernant les retraites des fonctionnaires, la faillite des régimes sociaux et l’accumulation des déficits publics méritent une attention particulière.
Les pouvoirs publics nationaux et européens détiennent une grande responsabilité dans cette situation.
Alors que l’Union européenne impose des rigidités monétaires incompatibles avec les exigences de la compétitivité internationale et favorise un libre-échangisme exacerbé mettant en concurrence nos entreprises avec leurs homologues étrangères à bas coûts et aux normes qualitatives plus laxistes, nos entreprises sont soumises à des charges sociales et fiscales excessives, ainsi qu à des réglementations inadaptées aux réalités du monde du travail.
Le cumul de ces deux responsabilités favorise un chômage massif, qui, conjugué avec l’immigration d’assistanat induite par le regroupement familial, contribue à la faillite des régimes sociaux, au marasme de la croissance et donc à une perte de recettes pour l’Etat, par la perte en T.V.A. qui en résulte 1.
Alors que la bureaucratisation, les charges salariales excessives et les lois contre-productives émanant de la gauche telles que les 35 heures constituent autant d’entraves à l’embauche, force est de constater que le Gouvernement UMP actuel n'a pas pris les mesures qui s’imposent pour dynamiser l’emploi.
Le C.P.E . constituait une initiative louable, car il favorisait indéniablement l’insertion (du moins à court terme) des jeunes dans la vie professionnelle. On peut déplorer que le Gouvernement ne soit pas au bout de sa démarche 2 en se refusant à toute autre réforme indispensable.
Il semble que l’attachement du Gouvernement UMP à l’idéologie mondialiste le rende aveugle aux intérêts du pays et de ses entreprises. En effet, les grandes entreprises multinationales (dont certaines réalisent d’ailleurs une partie de leur chiffre d’affaires grâce à la commande publique due à la trop grande prégnance de l’appareil étatique) se moquent éperdument des questions liées aux charges sociales et à la fiscalité des entreprises dans la mesure où le gros de leur main-d’œuvre travaille ailleurs (Europe de l’Est, bassin méditerranéen, Asie du Sud-Est). Que leur importent alors les difficultés que rencontrent les P.M.E., véritables « créatrices d’emplois », pour embaucher et subsister dans ce contexte de sur-bureaucratisation et de concurrence exacerbée ?
S’il est urgent de s’attaquer à ces vecteurs de chômage, il importe aussi de développer de véritables solutions alternatives qui permettraient de réduire ces déficits.
Concernant les charges sociales, la « TVA sociale » permettrait de réduire les charges des entreprises nationales, en « reportant » leur poids sur les produits d’importation. Il s’agit aussi de favoriser l’emploi par une politique locale adaptée aux besoins des entreprises, à l’instar du conseil général de la Vendée dont l’efficacité en termes d’emploi s’est révélée manifeste.
Concernant les déficits publics, il importe de diminuer les coûts de fonctionnement de l’Etat par une restructuration et une décentralisation 3 généralisées des compétences (pour les ministères non régaliens), puis par une fusion des différents corps de la Fonction Publique d’Etat, préalable indispensable à une nécessaire réduction des effectifs.
C’est alors que l’engrenage qui nous conduit à la faillite publique pourra être enrayé.
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(1) la TVA produit plus de 45% des recettes de l’Etat, contre moins de 20% pour l’impôt sur le revenu
(2) alors que le ministre de l’Intérieur Nicolas SARKOZY laissait se développer un climat d’émeutes urbaines indigne d’un Etat de droit
(3) ce qui permettrait de rationaliser l’action administrative « au plus près du terrain » tout en supprimant les structures de gestion intermédiaires